Cette vitalité est d'abord d'ordre économique. L'institution universitaire est un des tous premiers employeurs de la ville avec 1500 postes d'enseignants et de chercheurs, 1 000 agents administratifs sans compter, selon les estimations de Jean Pierre Gesson, les 4 500 emplois indirects générés par sa seule présence. Le poids économique de 25 000 étudiants (dont 20 000 sur Poitiers) est particulièrement sensible sur tous les secteurs du commerce et des services.

La politique de valorisation de la recherche à travers la mise en place d'un incubateur d'entreprises innovantes est une autre manière, pour elle, de s'inscrire dans une dynamique de développement local. L'impact quantitatif est encore faible mais les projets sont prometteurs pour le tissu économique local.

La présence de l'université joue également un rôle très positif sur le rayonnement de la ville. Elle permet à Poitiers de tenir son rang de Capitale régionale, d'entretenir son image de ville ouverte sur le monde en accueillant chaque année des milliers d’étudiants étrangers.

Que peut attendre une université de la ville qui l'accueille ? Jean-Pierre Gesson explique que la ville n'est pas là pour financer directement l'université mais pour créer un environnement favorable à son développement. La ville doit prendre en charge de manière globale l'accueil des étudiants : favoriser l'offre de logement, réfléchir aux moyens de transports mis à leur disposition, leur proposer une offre culturelle adaptée… C’est à travers le plan Etat/région que la ville peut enfin être partenaire des projets de l’université : parc du Deffend (lieu d’éducation à l’environnement), pôle muséale (musée Sainte Croix et Espace Mendès France)…