"Apéros Poitiers 2008" : Poitiers, ville d'accueil.
mardi 6 mars 2007 à 09:57
A l'invitation de l'Equipe Poitiers 2008, cinq Poitevins d'adoption ont évoqué leurs pays d'origine (Madagascar, Allemagne, Chine, Afrique du sud, Iran), leur arrivée à Poitiers et leur intégration dans la cité. Une réflexion sur l'accueil des nouveaux arrivants mérite, à l'évidence, d'être entamée.
A l’invitation de l’équipe de Poitiers 2008, « Les Poitevins de souche et d’adoption, venant de n’importe quel coin du monde, étaient invités à se retrouver pour échanger sur le thème de la mondialisation des relations humaines, pour parler de leurs pays d’origine, de leur arrivée à Poitiers, de leurs découvertes… »
Gérard nous a entraîné loin de nos murs, à Madagascar, l’île dont il est originaire et pour laquelle il a conservé un profond attachement. Cette fidélité se manifeste au travers de l’association Fanatenane (nous avons eu droit à un cours de diction !) qui vient en aide aux orphelins ; du reste c’est pour rejoindre une autre réunion que ce sportif de haut niveau doit nous abandonner. Pas sans nous avoir interpellé sur le thème de l’entraide : « Ce qui prime, c’est la continuité de l’entraide », de la petite phrase il n’y a qu’un pas vers une proposition de méthode pour ce qui concerne l’exercice de la solidarité à l’échelle d’une ville comme Poitiers. Sur ce thème, Gérard poursuit en préconisant d’encourager les initiatives, sans chercher à en capter les énergies ni les retombées « Si quelqu’un à envie de s’engager, il faut l’aider », encore une petite phrase qui ne manque pas de relief pour celui qui nous confie que sa foi chrétienne l’a toujours poussé « à aider sans espoir de retour »
A tire d’aile nous sommes remontés vers le nord, au cœur de l’Europe où Sabine nous fait rapidement découvrir Berlin, sa région d’origine, dont elle nous parle avec passion. Il n’est pas si courant de croiser la route de personne qui ont vécu l’avant et l’après mur. Ce sont des choix professionnels qui ont poussé Sabine et son compagnon à quitter la grande métropole Allemande pour les terres du Poitou. Nouvelles culture, nouvelle langue autres traditions, Sabine explique que ce sont ses relations de proximité qui l’ont aidé à franchir les premiers obstacles. En revanche les services administratifs ont de gros progrès à faire pour l’accueil des étrangers, quand bien même ce sont des voisins !
Puis nous mettons le cap sur l’Est, jusqu’en Chine d’où vient notre invité suivant. Arrivé à Poitiers à 20 ans, avec pour tout bagage linguistique « Bonjour », « Au revoir », « S’il vous plait » et « Merci ». Il nous délivre un témoignage saisissant sur la volonté de s’intégrer, en respectant la culture et les traditions locales, en prenant sa place dans la cité, bien modeste comparée à la « petite ville de 3 millions d’habitant » dont est originaire notre invité.
A des milliers de kilomètres de là, nous voilà à la pointe méridionale de l’Afrique. Alex nous parle de son pays d’origine, l’Afrique du Sud où ses parents d’origine Allemande habitent toujours. Alex évoque la sociologie de ce pays qui a longtemps défrayé la chronique et qui semble réussir sa conversion démocratique. Mais les équilibres sont fragiles nous confie Alex, qui est convaincu que rien ne sera possible « sans avoir la volonté que çà réussisse ». Avec son épouse et ses enfants, ils goûtent le plaisir de se déplacer à pied sans être inquiétés, de vivre sans être obligés de se réfugier derrière des clôtures. Et même s’il a la nostalgie des grands espaces, Alex apprécie la culture française et les plaisirs de sa gastronomie. Interrogé sur sa perception de l’accueil à Poitiers, Alex nous raconte comment, se présentant aux guichets de la société de transport locale pour y acheter des tickets et se faire expliquer un itinéraire, il lui fut conseillé, après des efforts désespérés pour se faire comprendre en Anglais et en Allemand, d’y aller… à pied !
En toute simplicité et par amitié, Mayar Monshipour était aussi des nôtres de ce soir là. Nous le reverrons très bientôt pour qu’il nous parle de son livre « La rage d’être français ».
De cette soirée, on retiendra les efforts consentis par les nouveaux arrivants pour s’intégrer dans la vie locale, la barrière de la langue n’étant pas le moindre des obstacles. L’équipe de Poitiers 2008 s’est rapidement posée la question « et nous que faisons nous, et surtout, que pourrions nous faire pour aider ces gens à s’intégrer ? » et aura à cœur d’améliorer l’accueil des étrangers dans la cité.
Association Fanatenane, 38 Route de Poitiers, 86280 Saint-Benoit, tél. : 05 49 44 93 80.





Commentaires
1. Le dimanche 18 février 2007 à 21:04, par james
2. Le jeudi 22 février 2007 à 13:36, par vianney
3. Le jeudi 22 février 2007 à 16:09, par james
4. Le mardi 27 février 2007 à 11:27, par Coccinelle
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