Contre toute attente, et à l’opposé de ce qui se passe dans les autres grandes villes, les Poitevins n’auront pas de débats entre les candidats à la mairie avant le premier tour.

Les principaux médias de Poitiers (presse écrite, radio, télévision) avaient pourtant souhaité en organiser un, pour permettre à chacun de se faire une opinion sur les projets en présence. Je me réjouissais à l’idée de défendre mon programme et de débattre avec tous les autres prétendants au mandat de maire.

Désistement d’un protagoniste

« Annulé pour cause de désistement d’un des protagonistes ». Dommage ! Ma conception des élections n’est manifestement pas partagée par l’un au moins de mes « adversaires ».

Si je me suis engagé, c’est parce que j’aime les échanges d’idées, les rencontres dans un esprit d’ouverture, les débats contradictoires. La vie locale mérite le débat, la confrontation. Discutons, échangeons, toutes les idées sont recevables. C’est le moyen de faire progresser la démocratie locale et d’aboutir à des solutions pertinentes et efficaces.

Pourquoi ce refus ?

Question de principe ? Question de stratégie politique ? Quelle stratégie peut amener un candidat à éviter la confrontation ? Existe-t-il en démocratie une situation de privilège qui dispenserait de débattre avec d’autres prétendants ?

Je refuse de croire que le mandat de maire puisse être virtuellement attribué avant le passage par les urnes. La politique n’est pas affaire d’héritage, mais de projets et de convictions.

C’est dommage pour la démocratie, Monsieur Claeys !

Philippe Mahou