Je veux vous saluer, je veux vous remercier et vous dire combien je suis sensible à votre présence.

Avant de vous parler de notre projet, je veux vous parler d’eux, de mes colistiers…

Pouvait-on imaginer il y a deux ans que notre petit groupe de 17 personnes mènerait un si beau combat et une si belle campagne ?

Clin d’œil : nos équipes de colleurs font jeu égal avec celles de M. Claeys (d’ailleurs en dehors de l’affichage sauvage, où sont celles des autres listes ?)

Notre document programme est salué de manière unanime, aussi bien par les Poitevins dans chaque quartier, que par nos adversaires.

Nos idées sont entendues, commentées, voire reprises ici et là…

Changer de majorité
La formidable dynamique que nous avons impulsée tout au long de cette campagne fait naître un espoir immense :

  • changer, enfin, de majorité à Poitiers ! j’ai bien dit enfin changer de majorité
  • rompre avec 30 années de pouvoir sans partage, de Jacques Santrot.
  • Redonner élan et souffle à notre ville, capitale régionale, pleine d’atouts et de potentiels qui sont insuffisamment mis en valeur
  • Faire rayonner Poitiers aux yeux et à la satisfaction de tous

Une équipe qui vous ressemble
Il reste quelques jours de campagne avant le premier tour, il me reste entre autre chose à vous convaincre, à vous convaincre d’aller convaincre : Cette équipe est bel et bien la meilleure Elle est celle qui rassemble le plus et qui ressemble le plus à la population de Poitiers Et je vais vous en donner quelques preuves :

  • Martine Jammet, chef d’entreprise vote régulièrement UMP et le dit (ce qui permet sans doute à M. Claeys d’affirmer que nous sommes une liste de droite)
  • Maxime Huille, société civile non encarté, revendique son centre gauche particulièrement verdoyant
  • Françoise Colleau, MoDem, ne serait pas étrangère, selon l’UMP, à la défaite de Mr Chamard aux législatives
  • Ali Amir, société civile, a le cœur au centre gauche tout comme Patricia Arnault.
  • Henri Nakache était encore au PS en janvier dernier (ce qui permet à M. Braconnier de dire que nous sommes une liste de gauche)

Deux années de travail
Mesdames et messieurs, ne tombons pas dans ce clivage droite/gauche dans lequel on veut nous enfermer. Il s’agit d’une élection municipale, il s’agit de Poitiers et, pour Poitiers, nous avons formé une liste d’ouverture qui n’a qu’une ambition : servir Poitiers !

Quelle autre équipe peut revendiquer et afficher une telle diversité ?

Mais ce n’est pas le plus important. Le plus important c’est que cette équipe travaille ensemble depuis 2 ans déjà. Au sein de ce groupe pas un ne revendique sa différence politique mais chacun apporte son expertise et son envie formidable d’agir pour la cité de son coeur. Ainsi, par exemple, pour chacun d’entre nous :

  • Didier n’est pas un MoDem de sensibilité extrême centre, mais l’animateur du groupe transport, notre expert transport
  • Monique n’est pas cadre supérieur de sensibilité UMP mais bien la responsable du groupe tourisme

Je puis vous affirmer que c’est une superbe équipe, ce sont des femmes et des hommes qui ont appris à travailler ensemble et qui savent déjà faire preuve d’une grande efficacité. Je sais que je peux compter sur chacun d’entre eux et ils sont prêts à mettre en œuvre ce programme que nous avons concocté patiemment pour Poitiers et pour vous !

Les programmes comparés Je vais vous proposer maintenant une petite activité… nous allons évaluer le poids des programmes, justement…

Léger, léger, léger côté Braconnier, enfin non ce n’est pas tout à fait vrai…

Je devrais plutôt dire lourd, lourd, lourd à cause du poids financier du tramway. Lourd pour les finances de la ville, Lourd pour la circulation en centre ville qui deviendrait impossible Lourd pour la santé du commerce qui finirait d’y laisser la peau ! Ce projet de tramway ne tient pas debout et de notre point de vue il n’a pas été pensé et il est même dangereux pour la survie du centre ville.

Allons voir du côté du Dauphin maintenant… Il faut avouer que la surprise fût de taille ! J’avais bien aimé son premier document, « L’enjeu », un diagnostic, certes un peu lyrique mais bien écrit. Du coup je pensais que nous allions être en grande partie d’accord en matière de programme… et qu’il allait faire fort !

Alors quelle ne fût pas ma surprise ! OK le format est sympa, mais ensuite… Il se présente comme menant une liste de gauche : « Alain Claeys et la gauche pour Poitiers » C’est comme si je vous disais : pour Poitiers pas de salut hors une liste de centre !

Mes valeurs me portent au Mouvement démocrate, les siennes le portent au PS… très bien, voilà qui est clair… mais quand on parle d’un programme pour Poitiers… c’est bien d’un projet pour la ville dont il s’agit, un projet pour tous les Poitevins, j’ai bien dit pour tous ! Je ne serai pas le maire d’un clan !

Un abécédaire Bon… découvrons ce que nous réserve l’intérieur… Tiens…, on nous promet comme projet pour Poitiers un abécédaire, … voilà une idée curieuse… Le Dauphin se transforme en professeur, Mesdames et Messieurs, et il nous considère comme des élèves dociles qui vont accepter bien sagement un bout de dictionnaire comme programme pour notre ville.

Comme j’apprends bien mes leçons, enfin d’après ce qu’on lit dans la presse, je m’y plonge, je le feuillette, je tourne posément les pages puis de plus en plus furieusement pour tenter de me faire une idée précise des propositions de M. Claeys.

Un Zénith à Poitiers ? Alors ! Il évoque le Zénith en préambule. Voyons comment il s’y prend… (p31) « Un tel équipement n’est envisageable que dans le cadre d’un partenariat avec le Département, la Région et l’Etat.»

Cela m’inspire 2 réflexions :

  • De la façon dont il l’expose, on se demande sérieusement si cela a une chance de se faire… mais où est la volonté politique ?
  • et puis, il a mal étudié son dossier ! Zenith est un label de salle de spectacle. Il y en a un à Limoges, il n’y en aura pas à Poitiers.

Autre sujet… La gare (p19) « voir Congrès, déplacements, quartier de la gare »… pourquoi pas Quartier de la gare (p25). Je cite : « créer une ZAC entre le pôle multimodal et la porte de Paris afin de permettre la recomposition de ce secteur délaissé depuis de nombreuses années et renforcer les implantations d’activités au centre de l’agglomération » Formidable ! il n’y a pas de problème à la gare, tout va parfaitement bien.

Certes il y a bien deux policiers municipaux qui tentent vaillamment d’habituer les Poitevins à ne pas stationner quelques secondes et qui travaillent dans une situation très inconfortable en se faisant engueuler du matin au soir. Deux gardiens de la paix pour corriger une erreur de conception !

Je vous le dis tout net : Non le quartier de la gare n’est pas une réussite exemplaire comme on voudrait nous le faire croire ici, ni une catastrophe majeure comme on le prétend là. Progressivement les bureaux vont se remplir, les habitants, les usagers et les visiteurs vont s’approprier les nouveaux parkings et progressivement les commerces vont retrouver un bon niveau d’activité. Tant mieux !

Il reste cependant à opérer quelques correctifs avec, notamment, une « dépose passager » sur le haricot central. En tous les cas, on ne peut pas accepter la situation actuelle en disant que les Poitevins finiront par s’y faire !!!

Programme du dauphin… on continue !

Comité de quartier (p12) je lis « voir conseil de quartiers (p13)… Je pense que les représentants de ces deux instances, distinctes, auront apprécié d’être confondus. L’un et l’autre n’ont absolument pas les mêmes attributions.

Et le Busway, ah le Busway (p11) « voir déplacements » «Créer un busway sur un premier tronçon reliant le CHU, le campus universitaire, le centre-ville et la gare. » Interrogé par la presse, Alain Claeys est resté très flou… le Busway pourrait passer par la rue du Fbg du Pont Neuf et la rue Jean Jaurès ou alors par la Pénétrante. Dans le premier cas, ce n’est pas plus raisonnable qu’un tramway (que faisons-nous des 15 000 voitures qui passent là chaque jour ?) Dans le second cas, il s’agit de recréer la ligne de bus 9C qui existe déjà. Il faudra qu’on m’explique l’intérêt de la manœuvre.

Allez, j’en cherche un petit dernier : les tags (p28) « renforcer le combat contre les tags en demandant à la police municipale une surveillance accrue et une étroite collaboration avec la police nationale, en portant plainte systématiquement et en sanctionnant très sévèrement les taggeurs. »

Eh bien avec ça, on n’est pas prêt d’être débarrassé des tags !

Sur ce sujet nous préconisons une action de nettoyage systématique à la charge de la ville.

Claeys façon Devos Le problème du projet de M. Claeys, c’est qu’il ne dit rien sur rien ou du moins pas grand-chose sur tout. Mais par contre il lui faut 31 pages pour le dire… on croirait avoir affaire à du Raymond Devos (une fois rien = rien, deux fois rien ce n’est pas grand-chose, mais avec trois fois rien vous pouvez déjà avoir quelque chose et pour pas cher !)

Au moins en ne disant pas grand-chose il ne risque pas trop de se tromper. Cela manque totalement d’ambition et de vision stratégique.

Cela n’est pas ma conception de la politique. Faire de la politique c’est avoir une ambition pour sa ville, c’est définir un projet, le porter, et se donner les moyens de le réaliser.

Elle est belle, Poitiers Poitiers est une belle ville. Elle a la taille idéale pour qu’il y fasse bon vivre. Elle est idéalement située entre Paris et Bordeaux, à une heure de la côte Atlantique. Les rues de Poitiers résonnent d’histoire, c’est une cité préservée qui se donne à voir et à aimer progressivement au fur et à mesure qu’on la découvre.

Poitiers est une ville pleine d’atouts et de vitalité.

Son attractivité et son dynamisme reposent sur trois piliers ;

  • le CHU et les établissements de santé en général
  • l’université, les labos de recherche, les grandes écoles
  • la culture à travers tout le tissu associatif et notre patrimoine.

C’est ce que j’appelle notre triangle d’or :

  • CHU
  • Université
  • Vie culturelle

C’est en construisant sur ce triangle que l’on va sortir la ville du marasme budgétaire et attirer de nouveaux habitants, de nouvelles entreprises et des touristes.

On me pose depuis quelque temps la question : quelles seront vos priorités une fois élu maire ?

Je réponds par cinq engagements :

  • Finances : nous n’augmenterons pas les impôts, j’ai bien dit nous ne les augmenterons pas
  • Quartiers : nous améliorerons la vie quotidienne dans les quartiers, dans tous les quartiers
  • Centre ville : nous revitaliserons le centre ville
  • Culture : nous nous appuierons sur le tissu associatif pour que Poitiers ait un rayonnement culturel national
  • Economie : nous travaillerons en réseau pour augmenter le dynamisme économique. Seule une politique volontariste et forte pourra inverser la tendance et insuffler un réel dynamisme économique.

Cinq engagements mais comment les tenir ?

Dans le domaine économique, Poitiers se révèle pleine de potentiel je l’ai déjà dit. Mais il nous manque une dynamique. Qui connaît le Banc Balafre et le Banc Martel ? Y a-t-il quelqu’un dans la salle qui puisse me dire ce que c’est ? Ce sont des équipements uniques en Europe (voire au monde pour le Banc Balafre !). Ces équipements dépendent de l’université et de l’Ensma. Ils permettent de faire des tests de résistance pour l’aéronautique et les fusées. Mesdames et Messieurs nous avons un matériel exceptionnel chez nous !

Autre exemple : qui connaît les jeunes pousses qui tentent de fleurir au sein du Biopôle, pour le traitement de l’eau et l’énergie solaire ? Par jeunes pousses j’entends, bien sûr, jeunes entreprises. Il suffit d’un peu d’attention pour qu’elles se développent et donnent de beaux fruits.

La ville de l’intelligence Nous avons beaucoup de matière grise à Poitiers ! C’est une très grande chance ! Il m’appartiendra d’aider aux transferts de technologie, à la valorisation de la recherche. J’aurai la volonté politique de créer et de soutenir des réseaux : réseaux de chefs d’entreprises, de sportifs de haut niveau, d’artisans pointus, de chercheurs, d’acteurs culturels, etc.

C’est le rôle des femmes et des hommes politiques d’aider, d’informer, de faire connaître, de mettre en relation. Nous pouvons tous devenir des ambassadeurs de Poitiers ! Nous pouvons tous parler dans nos cercles de la puissance de nos chercheurs et de l’intérêt de s’installer à Poitiers. Nous sommes fiers de notre cité et de nos atouts… Alors disons-le ! Mobilisons-nous pour Poitiers, pour les Poitevins et pour nos enfants !

Culture : confiance !
A propos de la culture, un autre de nos piliers : nous misons sur les structures actuelles et nous leur faisons confiance. Dans quelques mois nous inaugurerons le théâtre auditorium. Il va peser lourd sur les finances de la ville… très lourd ! Hé bien raison de plus pour le faire vivre et qu’il soit notre vitrine !

J’ai promis aux maisons de quartiers que nous maintiendrons l’engagement municipal. Dans le contexte budgétaire actuel, ils savent que maintenir l’existant est déjà un projet politique fort.

Avec eux, avec les acteurs culturels Poitevins nous réfléchirons à l’émergence ou à la montée en puissance d’un festival qui deviendra un outil de notre rayonnement. Festival médiéval ? Festival du spectacle vivant ? Festival musical ? Je n’imposerai pas mon idée, ce ne sera pas décrété par la Mairie mais construit avec les structures existantes.

Priorité au centre ville Le Centre ville. Ah ! le centre ville de Poitiers… Je l’aime et je regrette qu’il soit si mal entretenu, taggé et pas assez fleuri… je déplore les vitrines vides, les immeubles à l’abandon, les trottoirs défoncés… Après étude, nous avons décidé de reprendre le projet « Cœur d’agglo » et de le compléter.

Nous y ajouterons :

  • l’aménagement Magenta Carnot
  • une maison des associations sur la place Leclerc
  • la rénovation ou la reconstruction du marché couvert

Vous connaissez mon projet. Il n’a qu’une ambition : redonner vie au cœur de la ville ! Faire rayonner Poitiers, à partir de son centre ! C’est mon credo !

Le maire de la vie de quartier
Vous avez vu sur notre document programme le soin que nous avons porté à l’action dans les quartiers. Etre bien dans sa ville, c’est avant tout être bien dans son quartier, y vivre en paix et y profiter des équipements et services de proximité !

Et dans tous ces domaines je puis vous assurer qu’il y a beaucoup de pain sur la planche ! (métaphore boulangère) et je veux être le maire de la vie quotidienne. Voici quelques exemples :

  • réaménager le carrefour Nimègue/Schumann/Kennedy
  • créer des aires multisports à Bel Air, à la Gibauderie, à St Eloi
  • réaménager la Promenade des Cours
  • rénover les écoles
  • construire une crèche à Montierneuf
  • créer des micro parkings en ville et dans les faubourgs

Nous avons listé 150 points à améliorer et les habitants nous font encore remonter des problèmes à résoudre et des idées pertinentes.

Stop aux impôts Je terminerai en évoquant les finances de la ville qui restent, hélas, opaques alors que le 1er trimestre se termine. Opaque ! Parce que nous n’avons pas encore le compte administratif 2007 et parce que le budget primitif 2008 n’a pas été examiné et voté par le conseil municipal actuel. Nous sommes dans le flou, ce n’est pas source de sérénité...

Une chose est sûre, les marges de manœuvres seront extrêmement réduites ces prochaines années. Une chose est certaine, les taux des impôts sont très hauts et les Poitevins ont assez payé !

Taxe d’habitation : j’arrête les dégâts ! Taxe foncière : j’arrête les dégâts ! Taxe professionnelle unifiée : j’arrêt les dégâts ! Pourquoi j’arrête les dégâts ? parce que trop c’est trop et cela nuit à notre attractivité (nous sommes en concurrence avec d’autres cités, nos voisines, vous le savez).

Oui ! j’ai pris un engagement : nous n’augmenterons pas les taux des impôts et nous adapterons nos projets à l’état des finances que nous trouverons et aux ressources que nous dégagerons.

C’est dire :

  • l’importance du développement économique
  • l’importance du plan soleil que nous mettrons en place
  • l’importance de l’accroissement de la population
  • l’importance enfin d’une parfaite entente sur des projets concrets avec le Conseil général et le Conseil régional.

Pas facile de s’entendre ? Sans doute, mais nous n’avons tout simplement plus les moyens de ne pas nous entendre !

La seule puissance de notre conviction Il est temps, je vous l’ai dit de donner un élan nouveau et du souffle à la vie municipale.

C’est tout à fait possible, Mesdames, Messieurs, chers amis

Sentez-vous combien elle est puissante la force qui nous porte ? C’est la force des 53 colistiers et de tout le groupe Poitiers 2008. C’est la force de notre enthousiasme et de notre passion pour la ville.

C’est la force d’un groupe soudé et extrêmement motivé.

Vous savez ce qu’ils ont comploté tout récemment ? Prétendant que j’étais un peu surmené il y a trois semaines, ils se sont tous cotisés pour m’envoyer dans un gîte, avec toute ma famille. Ils ont investi ma maison et ont pris en charge la mise sous enveloppes des 40.000 programmes en 2 jours. Voilà un tout petit exemple de ce dont ils sont capables !

Il nous reste trois jours, trois jours pour convaincre, pour gagner le premier tour et remporter l’élection la semaine prochaine.

La force, l’enthousiasme et l’esprit d’équipe sont avec nous !

Nous avons les moyens de gagner, c’est pour moi une certitude !