Conseil Municipal du 30 juin 2007
jeudi 17 juillet 2008 à 16:33
Cœur d'agglo, le temps presse
Le retard de Poitiers est considérable en matière de revitalisation et d’embellissement du centre-ville. Aujourd’hui, nous craignons que la mise en œuvre du projet « Cœur d’agglo » ne soit encore différée. Cela fait des années qu’il est sur la table et nous avons peu ou prou l’impression que la Municipalité repart de zéro. Nous avons marqué notre impatiente en Conseil municipal et avons demandé au maire de :
- maintenir un très fort niveau de concertation avec les habitants et les associations,
- passer au plus vite de l’évocation lyrique à la réalisation concrète du projet.
Nous serons très vigilants sur ce dossier qui est pour nous une priorité.
Le dossier « Cœur d’agglo », dans la nouvelle mouture présentée par la majorité municipale, a retenu une large part des débats. Après une présentation d'Alain Claeys et de Maurice Monange, conseiller en charge du dossier, nous avons exposé notre point de vue, en faisant part de nos inquiétudes quant aux délais de réalisation de ce dossier prioritaire pour le rayonnement de Poitiers.
La revitalisation du centre-ville est un dossier essentiel, vital pour Poitiers et l’agglomération toute entière. Il aurait dû être mis en œuvre, par tranche, il y a 20 ans. Nous sommes très en retard !
Aujourd’hui il est nécessaire de travailler simultanément sur toutes les dimensions de la vie de la cité : l’urbanisme, le logement, le commerce, les transports et nous proposions il y a quelques mois un programme complet qui s’appuyait sur « Cœur d’agglo » version Jacques Santrot, pour repenser le centre-ville. La presse et la FAE l’ont publié. Plus que tout, nous voulions aller vite !
Nous parlions de « vitrine de la cité", le Maire évoque la « carte de visite ». La métaphore des cartes colle bien à ce nouveau projet :
- pendant deux ans beaucoup de réunions ont été menées, beaucoup d’acteurs ont joué le jeu de la participation et nous avions salué le résultat qui reprenait des éléments certes classiques mais indubitables pour accroître l’attractivité économique et commerciale d’un cœur d’agglomération : réaménagement et embellissement des espaces publics, création de voies semi-piétonnes supplémentaires, limitation de la circulation automobile, amélioration de la signalétique, etc.
- la donne était distribuée, il restait à jouer la première partie c’est-à-dire programmer les premiers travaux d’aménagement de la place Leclerc, quitte à étendre, comme nous le suggérions, le périmètre à l’ensemble du centre ville,
- aujourd’hui, nous avons l’impression que la maire reprend les cartes, pour les rebattre et les redistribuer
- il parle, par exemple, de créativité, son maître-mot. Cela nous paraît assez péjoratif par rapport aux travaux menés par la précédente équipe et la synthèse des ateliers de concertation
Sur le budget :
Nous n’y voyons pas très clair !
Jacques Santrot évoquait 11 M € en juin 2006 (dont 6.5 M€ de subventions – contrat de projet), 17 M€ en octobre 2007...
Aujourd’hui le maire annonce 25 millions mais 13.6 M€ apparaissent dans la délibération pour le réaménagement des espaces publics de l’hyper centre-ville. 13.6, c’est précis pour un projet qui doit faire la part belle à la créativité… à venir.
Autre perplexité la délibération proposée précise : « l’opération intègre le projet de bus à haut niveau de service ». Nous savons qu’un busway coûte 5 à 8 M€ du km, soit 25 M€ au bas mot… Donc soit c’est un projet de 25+25 = 50 M€, soit on mélange sous un même label des éléments concrets et opérationnels (réaménagement de l'espace public) et des études dans la perspective éventuelle de… réaliser un jour une ligne de Bus way.
Et encore : la réfection de la grande passerelle, en soins palliatifs depuis des lustres, est-elle intégrée aux fameux 25 M ? On sait déjà que l’ancien théâtre n’y sera pas, c’est pourtant un immeuble emblématique qui mérite retraitement…
Notre ressenti :
- Le maire constate qu’il n’a pas de marges de manœuvres financières,
- le projet « cœur d’agglo » de Jacques Santrot ne lui convient pas, pas vraiment,
- il décide donc de donner du temps au temps et de revoir la copie en profondeur.
Quand on lit au fil de la délibération : « un projet qui agira comme une onde de rayonnement »… on se dit qu’il fait la part belle au subliminal et qu’il va en passer de l’eau sous le Pont St Cyprien avant que l’on n’inaugure la nouvelle place Leclerc et la nouvelle rue Carnot, au cœur de l’ancien projet. Faudra-t-il faire une pré-inauguration comme pour le théâtre ?
Nous nous sommes abstenus sur cette délibération, pour marquer notre inquiétude, parce que le temps presse, pour les commerçants, pour les habitants, pour les touristes et nous avons demandé au maire de :
- maintenir un très fort niveau de concertation avec la population, toutes les associations et toutes les structures qui ont participé à la concertation jusqu’à maintenant
- tout mettre en œuvre pour rassembler et dégager les ressources financières qui vont permettre d’investir dans les meilleurs délais
- ne pas perdre de temps pour passer de l’évocation d’un cœur d’agglo redynamisé, que nous appelons tous de nos vœux, à sa réalisation concrète.
Préemption des baux commerciaux
Sur cette mesure pour laquelle nous avons voté positivement, nous avons souligné deux vertus principales et deux limites à la loi qui permet cette action :
- information quant aux mutations (essentiel pour suivre une charte commerciale et anticiper)
- dissuasion pour tenter d’éviter les concentrations d’activités de services et garder une véritable diversité commerciale
Mais aussi :
- les risques financiers sont élevés (paiement de loyers en particulier)
- ce n’est pas le métier ni la vocation de la Mairie que d'agir comme intermédiaire immobilier (ne pourrait-on pas déléguer, à un office de commerce, par exemple ?)
Ravalement des façades
C’est une nécessite !!! qui arrive bien tard à Poitiers
Pourquoi est-ce important ? C’est inscrire potentiellement chaque immeuble dans une dynamique qui vise à rendre la ville plus belle, plus propre et plus attractive. C’est, à terme, un levier pour l’augmentation des recettes fiscales qui nous font cruellement défaut pour investir.
Nombre de villes le font depuis bien longtemps : Quimper depuis 10 ans, Bayonne 20 ans, Gap depuis 1983 à raison de 20 immeubles par an… Les résultats sont lents mais finissent par transformer la ville en profondeur, touche après touche…
Bref, il n’est que temps !
la délibération qui nous avait été proposée mentionnait un budget alloué à l'opération d'un maximum de 100 000 € en 2009… Cela fait grosso modo un aide pour une quinzaine de façades. A notre sens pour que la politique produise des effets visibles il faut soit être plus ambitieux soit très patient !
Enlèvement des tags
Nous n’aurions pas fait mieux ! Enfin!
Pourquoi avoir tant attendu ? le reproche s’adresse à la précédente municipalité.
Concernant la Semaine scolaire et l'avis demandé au Conseil municipal
La solution proposée : 4 jours ½ avec 30 mn de moins par jour est celle qui impacte le moins le travail des enfants, l’organisation et les finances des familles, les finances de la ville.
Nous suggérons de ne pas augmenter le temps de garderie le matin et le soir, mais plutôt de placer ces 30 mn au moment de la pause déjeuner (avec harmonisation Cap)
Concernant le ou plutôt les subventions Poitiers Jeunes
Nous avons fait porter nos remarques principalement sur :
les finances :
- subventions au titre du service Jeunesse (321 000€)
- des relations internationales (2500€)
- de la culture (46 500€)
Total : 370 000 € de subventions
- valeur locative des locaux mis à dispo (13 000€)
- 4 personnes mises à disposition (120 000€)
Total général : 500 000 € par an
Vous dites madame l'adjointe à la culture : « Equivalent d’un service jeunes externalisé »… Question : le statut associatif pour un tel service est-il la meilleure formule ? Ne prive-t-il pas les élus d’une politique municipale complète en la matière ?
Nous voterons pour, en soulignant que la politique municipale pourrait être optimisée et serons attentifs à la manière dont vous ferez évoluer les choses.
A propos du réseau de chauffage à partir de l'usine d'incinération
Compte tenu des travaux lourds à réaliser ces prochaines années, la concession est aujourd’hui la meilleure solution… Meilleure que le passage en régie municipale… On ne peut s’empêcher de se demander quel sera l’impact sur les factures des usagers ? et on ne peut s’empêcher de penser que l’on n’a pas fait au fur et à mesure les travaux d’entretien et de remplacement nécessaires. La ville aurait pu là encore anticiper les obligations d'intervention sur le réseau (entretien et extension) avant d'être peu ou prou contrainte de "confier" au secteur privé ces installations en abandonnant le contrat d’affermage pour la mise en concession.
A court terme, nous craignons pour les factures de chauffage des habitants.
Ce dossier nous préoccupe, ce pourquoi nous nous abstenons. Il souligne une fois de plus la faiblesse de nos capacités d’investissement.








Commentaires
1. Le mercredi 23 juillet 2008 à 08:19, par Observateur
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