Echange avec la presse locale ce jeudi 4 septembre de Françoise Colleau, Philippe Mahou, Maxime Huille, Martine Jammet étant excusée.

Quels ont été vos élans de cœur de cet été ?

futuroscopeTout d’abord pour nous les éléments relatifs à la fréquentation du Parc du Futuroscope, révélés par Dominique Hummel, dans un contexte général morose, nous ont ravis largement. Sans doute Poitiers n’a-t-elle pas encore, en attente de synergies à venir, profité assez de cette fréquentation soutenue. Notre souhait d’un « pass » commun comme d’une liaison optimisée entre les deux pôles nous semble de plus en plus urgent à lancer.

Et pour ce qui est plus spécifiquement de Poitiers ?

poitiers l'estivaleLes spectacles de Poitiers l’été, pour avoir assisté à quelques uns (Gospel à la Cathédrale, le Bossu à Blossac, la Clique sur mer Place Leclerc…) ont été de très bonne qualité, seul bémol peut être une acoustique et une sonorisation de plein air notamment parfois limite. Mais l’été à Poitiers c’est aussi une série de travaux, notamment pour la voirie et les bâtiments publics. Les réfections de voiries étaient toutes nécessaires et nous avons de plus souri quand Eliane Rousseau a bien précisé que la voirie de Jean Jaurès ne sera pas reprise de sitôt…est ce à dire que tram mais aussi le Busway avec son aménagement en site propre sont définitivement aux oubliettes par cet axe? Globalement l’été a aussi mis en avant l’état de nos équipements sportifs (boulons à la Pépinière, fréon à la Patinoire) et l’urgence de mise à niveau de ces équipements.

Culture et bâtiments, c’est une chose, mais les poitevins comment les avez-vous trouvé en cette période ?

Soucieux, comme nombre de nos compatriotes dans un contexte économique et social délicat. A ce sujet nous voulions relayer un élément à notre connaissance non sorti sur la place publique. Une pétition de 50 familles émanant de la tour Florian rue de Provence a dénoncé tout à la fois l’insalubrité et des dégradations semble t il avec des faits liés à la présence d’alcool sur la voie publique. Un arrêté municipal interdisant la présence « d’alcoolisation » sur toute la commune aurait sans doute constitué une sage décision.

Et après l’été voici le temps de la rentrée, vous la sentez comment ?

Avec des points d’interrogations nombreux concernant le dynamisme de Poitiers. La carte militaire nous annonce pour 2010 une unité de commandement du RICM, mais quid du 9ème bataillon du matériel, la chambre régionale des comptes à l’avenir incertain, une compagnie aérienne Ryanair, pour ne pas la citer, qui est en mesure de faire la pluie et le beau temps sur notre aéroport, des lignes LGV aux financements délicats et une réalisation qui prend de facto du retard, des locaux (type actuelle CCI) dont la reconversion ne coule pas d’elle-même au grand dam de notre maire. Bref des nuages, et notamment peut être au premier rang celui de la baisse du nombre d’étudiants avec des conséquences nombreuses sur notre tissus local (immobilier, animation culturelle, dynamisme commercial au sens large…) et la crainte d’une marginalisation de notre université vers une université de deuxième zone.

L’actualité la plus récente concerne la rentrée de nos « petites têtes blondes », quel est votre point de vue sur cette question ?

rentreNous tirons de ce point de vue les fruits de notre dynamisme démographique, une réduction de moyens dans une ville qui grandit aurait été un comble. Des ouvertures ou des maintiens de classes s’imposaient donc. La fermeture à E Pérochon pose question, des mouvements d’enfants, de fratries qui ne veulent pas se trouver éclatées, tout ceci conduit à des redistributions prévisibles, à suivre donc. Ce qui nous semble l’élément le plus important à retenir et à déplorer, c’est le traitement non homogène sur notre commune de l’accueil des 2 / 3 ans. A Andersen par exemple une vingtaine d’entre eux sur liste d’attente seront intégrés, à Pablo Néruda cela sera nullement le cas. Nous aurions sur un tout autre registre apprécié d’être convié par notre maire à l’accompagner lors de sa visite aux sein des établissements, cela aurait été une belle illustration de l’atmosphère sereine et studieuse qui règne au sein de l’assemblée municipale ! Comme notre premier magistrat nous sommes convaincus que tous les échelons (région, département, agglomérations…) doivent travailler ensemble, c’est de leur capacité à œuvrer ensemble, à maintenir l’existant, à réfléchir à de nouvelles perspectives que viendra le jugement positif de nos concitoyens sur l’action des acteurs publics.

Et votre proche avenir ?

tapIl est multiple. Collectivement il s’agit bien sûr de l’inauguration de notre TAP. C’est un écrin somptueux, où l’acoustique DEVRAIT être exceptionnelle. C’est une fierté que tous les poitevins partagent en ces jours, et de ce point de vue la présence de notre ministre de la Culture s’imposait de notre point de vue. La programmation nous semble intéressante, la réussite que nous appelons tous de nos vœux passe par la réussite de cette programmation, son éclectisme et la capacité qu’elle aura à attirer tous les publics. Mais toute programmation ambitieuse réclame des moyens. Les équilibres sont délicats et l’équipe de direction du TAP est condamnée à réussir cette lourde tâche. De même, une logique de complémentarité est à réussir avec la vie culturelle des quartiers et de ses Maisons (et nous avons bien entendu les inquiétudes de ces structures qui sont fortes), comme aussi avec les activités de la Hune à Saint Benoît par exemple. Nous espérons aussi beaucoup que « le système culturel français » qui a connu beaucoup d’évolution depuis 20 ans, des fragilisations (souvenez vous de la crise de 2003 avec les festivals annulés…) soit en mesure d’apporter tout ses concours. Notre maire dirait « l’Etat ne doit pas se désengager » ; qu’en sera-t-il des capacités financières des spectateurs… Il est dommage au final que ce superbe équipement n’arrive que maintenant, installé il y a quinze ans, il aurait connu un vent plus porteur et se serait installé dans le paysage. Quinze années de retard, certainement en tout cas, sur les modalités de construction et notamment sur les principes de gestion les plus économes énergétiquement parlant.

Nous préparons ensuite le numéro deux de notre journal d’information. Sans vouloir trahir un secret la circulation et la santé du commerce du quartier de la gare feront de notre part après une observation poussée, l’objet de quelques lignes.

Enfin hors des arcanes municipales, ce week end est aussi celui de l’université d’été du Modem… et là encore il s’agit de réfléchir et de répondre au plus près aux attentes de nos concitoyens. En ce qui nous concerne la question du premier de la classe ne se pose nullement.