Le quartier de la gare, entre passerelle et passe difficile?

Etant dans le quartier, Philippe Mahou fait un point sur la circulation motorisée du quartier, (en amélioration, hormis quelques heures plus « difficiles »), sur la nécessité du fleurissement, en relayant une demande des taxis (pose d’une borne taxi à l’entrée de leur voie réservée), sur un manque de signalisation pour les visiteurs non locaux, sur la facade de toumaï encore très béton et dont des esquisses avaient présenté un crépis de belle couleur…

L’occasion aussi d’aborder la question des bureaux en soulignant l’accord qui est le sien avec le maire sur la passe difficile en terme de conjoncture sur ce sujet (offre sans doute sur dimensionnée à Poitiers), avec un prix de location pour ce qui est de l’immeuble de la gare « au dessus du marché », qui plus est pour un immeuble qui ne bénéficie pas d’un « label » développement durable…

Toujours selon Philippe Mahou, le commerce du quartier ne connaîtra une réelle reprise que lorsque ces locaux de bureaux seront occupés. Sur l’idée de la CCI s’installant en ce lieu, l’idée de prime abord est séduisante, mais le coût sera sans doute un problème, il n’empêche, conserver la CCI au centre de l’agglomération est souhaitable.

Philippe Mahou en profite pour un propos sur le commerce en général, et le commerce de centre-ville en particulier. Les informations qui sont les siennes parlent d’une fréquentation en baisse de 25% et d’un chiffre d’affaire moyen en déclin de 7 à 10%...l’inquiétude est réelle.

Toujours sur le quartier de la gare, les inquiétudes du groupe sur la grande passerelle sont plus que fortes. Il ne nous semble pas que l’étude d’opportunité concernant le busway, qui préconisera un itinéraire, soit de nature à assurer la pérénité des usages de la grande passerelle comme la sécurité des passants du dessous. La délibération concernant le dédommagement d’un particulier dont le véhicule a été atteint par un bloc de béton de la dite passerelle est venu nous le confirmer. Qu’au budget supplémentaire voté en conseil on ait noté qu’une enveloppe supplémentaire était dévolue au TAP en partie sur l’abandon de 1 Million d’euros destiné à l’entretien de la grande passerelle… nous a laissé dubitatif pour le moins. L’enjeu de la destination et de l'avenir de la grande passerelle (voie d'acces de Poitiers Ouest, et de nature à soulager le carrefour de la Porte de Paris) dépasse largement l’enjeu du busway, c’est un axe majeur de développement des quartiers ouest.

Commissions extra- municipales, extra ou supplément ?

Ensuite Philippe Mahou est revenu sur la délibération qui a connu le débat le plus vif. Les commissions extra municipales. Rappelant son soutien à toutes les formes de concertation, il a souligné que la délibération avait de toute évidence pour lui été mal rédigée et que la rédaction présentée comportait tous les risques d’une « usine à gaz ». Les problèmes d’articulation avec conseils / comités de quartier et le conseil de développement responsable étaient posés. D’autant plus comme en ce qui concerne par exemple L’O.M.S. (office municipal des sports) dont les statuts recouvrent en grande partie le sens de la commission extra municipale sport. Ou encore la charte urbaine du centre ville de Poitiers, instance de concertation sur les bâtiments se libérant en centre-ville organe de concertation que J Santrot avait décidé de réunir tous les trimestres…

Le TAP est-il Top?

Concernant le TAP Philippe Mahou a rappelé les propos de Martine Jammet lors du conseil en soulignant l’implication des membres de son groupe pour la réussite de l’édifice. Le TAP doit être un fer de lance…même si Maxime Huille pour le groupe a regretté une non prise en compte lors du lancement du projet en 1997 des conditions de bonne gestion durable de l’édifice et surtout la manifeste incapacité de l'équipe précedente à y donner une inflexion au cours du temps.

Expressifs ... Ex pressions ?

Hors débat municipal hier soir mais très présent lors des échanges d’après conseil, Philippe Mahou est revenu sur les prestations liées aux Expressifs. Il a souligné la nécessité de conserver ce type de manifestation mais l’obligation qu’il y avait à la « tirer vers le haut ». Sans doute veiller à l’avenir à une qualité des spectacles plus homogène, penser au niveau des infrastructures à mettre par exemple le chapiteau et les bardages annexes de la place Leclerc au niveau d’un hôtel de ville ravalé… enfin sur les questions de sécurité et d’arrêté anti alcool, si les trois premiers jours ont été corrects, on peut regretter les débordements de la dernière journée. Il convient de toute évidence d’anticiper bien plus en amont ce type de manifestation jeune par une coordination de tous les intervenants en matière d’hygiène, de soins et par une réelle présence d’encadrement sécuritaire « des festivaliers » sur l’espace public. Monsieur le maire veut remettre à plat l’association Poitiers Jeune porteuse du festival… nous avons quelques idées.

Pour finir Françoise Colleau est revenue sur la délibération concernant les ouvertures / fermetures de poste au sein des écoles en rappelant que les visites effectuées par le groupe Modem et indépendants dans les établissements avaient conforté l'idée selon laquelle la municipalité devait accélèrer les réfections de locaux vétustes et « énergivores ». Maxime Huille lui a conclut sur l’impérieuse urgence à faire évoluer notre manière de faire concernant les bâtiments et réalisations municipales, en souhaitant que l’on se donne les moyens de faire mieux et en en soulignant l’urgence.