lundi 1 mars 2010
Débat sur le Projet d’Aménagement et de Développement Durable, suite.
Datant de 2008, ce projet d’aménagement et de développement durable est un document essentiel au 4ème Plan Local d’Urbaniseme de la CAP, c’est aussi un document fondateur pour tous les habitants de Poitiers. En effet, il fixe les orientations d’urbanisme et d’aménagement selon les 3 volets du développement durable : économique, social et environnemental. Trois logiques dont on sait qu’il est difficile mais vital de les engrener ensemble afin d’assurer un mode de vie responsable et vertueux pour l’Homme d’aujourd’hui et la société de demain.
A la lecture, un certain nombre de constats s’impose :
1) Ce PADD possède l’esprit philosophique du développement durable, et toute la maîtrise du champ lexical (sobriété énergétique, déplacements doux, circuits courts…), c’est un point de départ indispensable et qui est d’ailleurs partagé par tous en cette assemblée. Mais pour autant c’est le cadre opérationnel qui fait défaut :
- Localement, on projette sans véritable chiffrage, on projette sans objectifs de délai, de durée de réalisation, de mise en place. On ne fait mention d’aucune feuille de route, on ne s’impose aucune contrainte, hormis peut-être l’astreinte aux objectifs européens des 3 x 20 dont les échéances arrivent à grand pas, 2020 c’est politiquement déjà demain.
- En 2005 la CAP a fait son bilan carbone, Très bien ! Mais qu’en a-t-on fait ? Aujourd’hui, nous venons de débattre et nous avons un état des lieux très précis des finances de la ville, on a même discuté des orientations budgétaires.
Mais nous devons tendre aussi à une gestion comptable annuelle de notre empreinte carbone. Nous espérons qu’en conseil municipal les orientations, les choix d’investissement et de fonctionnement seront présentés aussi sous forme d’objectifs carbone.
En effet pour se dire responsable devant nos enfants et petits enfants, il est de notre devoir de mettre en place une véritable politique de quantification, d’évaluation et de contrôle des objectifs et réalisations développement durable. Nous regrettons que ce volet méthodes et outils n’apparaisse pas dans le Projet d’Aménagement et de Développement Durable.
2) L’esprit général du PADD va dans le bon sens et certaines orientations sont positives : repenser la place, la continuité, l’agrément qu’apporte la nature ordinaire dans la vie citadine. Repenser l’offre de transport alliant modularité et interopérabilité, disposer enfin d’une charte paysagère pour nos entrées de ville, Tendre vers l’organisation de centralité à 3 niveaux, etc...
Pour autant, des points fondamentaux manquent.
3) Comment la CAP et la ville de Poitiers vont-elles opérer leur mutation énergétique, comment allons-nous accompagner les habitants de Poitiers à la transition énergétique alors qu’on sait tous que l’avenir est à la raréfaction et au surenchérissement de toutes les énergies fossiles. Je ne vois ici aucune ambition ou volontarisme affiché de mettre en place une véritable politique énergétique décentralisée qui nous amène vers une indépendance énergétique à partir d’énergies renouvelables produites localement.
4) Les notions d’exigence et de cohérence de l’action publique doivent apparaître dans ce PADD. Ce n’est pas toujours le cas entre l’annonce et les faits. Comment pouvons nous demander aux habitants de Poitiers de s’impliquer dans le développement durable, quand nous, pouvoir publique, participons à la subvention de la Compagnie Ryanair pour plus de 500000 euros et qu’elle brade des trajets Poitiers Barcelone pour 32 euros. Des vols écologiquement irresponsables.
Pour conclure et partageant la vision responsable que porte globalement ce projet amendé de nos remarques, nous actons avoir pris part au débat.
Jean-Michel Belouve a publié en décembre 2009, durant le sommet de Copenhague, un livre (La servitude climatique, changement climatique, business et politique) qui rassemble un dossier global, controversé, destiné à ceux qui veulent avoir une information différente de celle affichée régulièrement et sans complaisance sur le changement climatique et les politiques qui y sont associées.
- quels liens entre l’université et l’entreprise ?
Dans le cadre des « apéros de l’économie et de la vie locale » : un thème, un intervenant, un débat, une synthèse, soirée animée par Philippe MAHOU.
Philippe Mahou et son groupe sont heureux de vous inviter à un café débat
En cette rentrée politique et scolaire, nous sommes revenus sur un dossier sensible auprès des Poitevins : les tarifs de la cantine et de la garderie (et au-delà l’ensemble des tarifs pratiqués sur les activités extra scolaires proposées par la collectivité).
1°) Refonte des quotients familiaux.
La refonte des quotients familiaux et une progressivité accrue de tous les tarifs basés sur ces quotients a été une délibération importante. Nous l'avions demandé lors du conseil de ce printemps qui avait acté la diminution par deux des tarifs des deux premières tranches pour la restauration scolaire. Lors du débat Françoise Colleau a précisé que les effets de seuil n'étaient pas totalement gommés et que les trois derniers seuils ne progressaient que de 5 centimes d'euros. Nous avons approuvé cette refonte.
2°) Poitiers Jeunes en question.
Philippe a demandé à monsieur le Maire une vision, une action politique à court ou moyen terme pour permettre une visibilité effective de la structure. Il a commencé son propos comme suit :
"Tout va bien" "La crise des années 2000 est loin" "on a commencé par le pire, on finit par le meilleur" "la crise d'adolescence est finie" "ce n'est plus une usine à gaz"...propos relayé il y a juste deux ans par la presse locale et issus tout droit de la bouche de l'élu à l'époque en charge du dossier jeunesse. Ces propos feraient sourire si les masses financières en jeu étaient dérisoires. Hélas l'audit, pardon le DLA que vous avez diligenté a pointé à nouveau des dysfonctionnements (statuts non adaptés, travail en vase clos, déficits, erreurs de gestion... Pour le moins monsieur le Maire, quelle sera la nature de la reprise en mains? Faut il sauver la structure? Garder les Expressifs oui, mais la structure? La question doit être posée. L'année passée j'avais évoqué en conseil municipal l'idée d'un débat et d'une mise à plat concernant la politique en direction de la jeunesse. En définitive recourir au statut associatif reste t il pertinant? Et pour quelle politique?
Le groupe s'est abstenu sur cette délibération, la réponse de la majorité se contantant de convenir d'une subvention conditionnée à la signature d'un contrat d'objectifs pour 2010.
3°) Chauffage des Couronneries.
Enfin la question de l'attribution à Dalkia de la concession . Philippe a mis en garde contre une présentation comptable qui semble favorable aux usagers. De toute évidence il faudra être vigilant sur ce point alors qu'il faut craidre la poursuite des augmentations des tarifs pour se chauffer. Enfin rappelant une position ancienne et mitigée sur le principe de la concession Philippe a rappelé sa demande d'étude de passage en régie d'un tel service à la population, avec au moins l'idée que dans 15 ans on ne soit pas contraint faute d'anticipation à devoir reconduire une concession qui reste un dérivatif pas tout à fait dans l'esprit d'un service au public.
Seul groupe à proposer un moratoire sur l’implantation des antennes relais lors de la campagne municipale, le MODEM interpelle le Maire pour agir en appliquant le principe de précaution.
La grande passerelle est maintenant sécurisée, dans un style assez enrubanné à la Christo. Nous l'avions demandé au Conseil Municipal d'octobre dernier... Les automobilistes qui se stationnent dessous, les piétons qui passent à l'aplomb, les trains... n'auront plus à craindre les chutes de béton. C'est la moindre des choses!



